Mairie de Clamart, incompétence ou harcèlement ?

Lors de la première inscription de mon fils à l’école maternelle, son père et moi n’habitions pas ensemble. J’ai donc rempli les papiers de préinscription, remis en Mairie dans le courant du mois de mars de l’année 2010, en précisant mon adresse : 76 rue Y et celle de son père : 7 rue X.

Début septembre 2010, alors que mon fils entrait effectivement en première année de maternelle, je remis en main propre au fameux « guichet unique » de la Mairie de Clamart, mon changement d’adresse, ayant rejoint le domicile de mon compagnon, le 7 rue X.

Je m’étonnai de ne recevoir aucun document ni aucune facture de cantine durant l’année scolaire, cependant, ayant été informée par d’autres parents que les services de la Mairie avaient eu des problèmes de facturation cette année-là, je ne m’alarmai pas. En août 2011, je reçus par miracle, grâce à un facteur connaissant mon adresse, une lettre d’information de la Mairie sur le calcul du quotient familial, adressée au… 76 rue X !

Je compris alors que tous mes courriers retournaient à la Mairie de Clamart avec la mention « adresse inexistante ».

Là, il faut préciser une chose : la Mairie de Clamart avait un nombre étonnant de moyens extrêmement facile de me joindre pour rectifier son erreur :

Pour mémoire, j’avais, lors de la préinscription à l’école maternelle, donné l’adresse de son père : le 7 rue X. Pourquoi, voyant que leurs courriers leur étaient retournés, ne pas lui avoir écrit à cette adresse là ? Après tout, il apparaissait dans leurs fichiers comme le papa…

J’avais, également lors de cette préinscription, rempli des fiches de cantine dans lesquelles j’avais renseigné mon adresse e-mail (qui est toujours valable) et mon numéro de portable (toujours valable également). En recevant les courriers estampillés « adresse inexistante » pourquoi ne m’ont-ils pas tout simplement contactée via un des ces deux moyens de communication particulièrement faciles d’utilisation ?

Enfin, l’école où est inscrit mon fils connait notre « adresse existante », pourquoi ne leur ont-ils pas tout simplement téléphoné ?

 

La semaine précédant la rentrée de mon fils en moyenne section de maternelle, je retournai donc à la Mairie avec un nouveau dossier complet de changement d’adresse, comprenant factures EDF avec mon nom et mon adresse et lettre précisant, à nouveau, l’adresse exacte : 7 rue X, expliquant mes déboires et demandant qu’on m’envoie en urgence tous les courriers me concernant.

J’en profitai pour leur demander pourquoi ils n’avaient pas eu l’idée d’envoyer les courriers et diverses factures au papa, qui lui n’avait jamais changé d’adresse. Après une courte recherche, mon interlocuteur me répondit qu’il n’était pas dans leurs fichiers. Une erreur sans doute…

Je donnai également un dossier pour le calcul du quotient familial, calcul qui se fait normalement sur le moment, pour qu’on me délivre le petit carré de papier qui déterminerait combien je paierai la cantine….

Mais après une heure et demie d’attente, les guichetiers qui s’occupaient de mon cas étaient sur le point d’aller déjeuner, je dus laisser mon dossier avec la promesse qu’on m’enverrait le fameux carré. J’insistai alors lourdement sur le fait que, pour m’envoyer quoi que ce soit, il était évidemment impératif de corriger l’erreur concernant mon adresse. Bien sûr, c’est évident, fut la réponse des deux employés qui me faisaient face.

Le courrier en question était censé arriver dans un délai de quinze jours.

Fin décembre 2011, une facture est enfin arrivée à une adresse, plus ou moins existante…

Le 72 rue Y. Sachant que le bâtiment a changé de numéro depuis plusieurs années, vous imaginez ma perplexité.

Pour couronner le tout, la facture affiche le tarif plein pot. Renseignement pris auprès du standard de la Mairie, il apparait que je n’ai pas fait calculer mon quotient familial. Non, il n’est pas possible que quelqu’un m’ait dit qu’on allait me l’envoyer, ils ne les délivrent que sur place…

J’aimerais croire qu’il s’agit d’une série de malencontreuses erreurs accompagnée d’une dose massive d’incompétence, mais je crains qu’il ne s’agisse de la suite du harcèlement débuté il y a huit ans par la Mairie à l’encontre de mon conjoint.

 

Je reviendrai là-dessus plus longuement dans quelque temps…

Avec Free on a tout compris

Depuis quelques jours, la planète de la téléphonie mobile est en ébullition avec l’arrivée fracassante sur le marché de Free et ses tarifs littéralement imbattables. Un certain nombre de personnes s’extasie sur le service impec de Free alors je me dois d’y aller de ma petite histoire.

Personnellement, je suis chez Free depuis… houla ! Je préfère renoncer à calculer, ça me fout un coup de vieux. Ça fonctionne très bien, pas de souci de débit ou presque.

SAUF, si tu as le malheur de payer en retard, ce qui m’est arrivé une fois suite à une c***** (encore) de ma banque. Prélèvement rejeté, la banque ne m’a pas prévenue et je ne m’en suis pas aperçue tout de suite (naïve que je suis, je ne pensais pas que la grosse banque verte pouvait rejeter un prélèvement donnant lieu à un découvert de 8 euros (oui, oui, 8 euros !)

Chez Free par contre ils me sont tombés dessus plus vite que la misère sur le monde et m’ont purement et simplement coupé la ligne, sans avertissement, sans préavis, sans relance ou quoi que ce soit.

Un matin, plus de téléphone, plus de télé, plus d’Internet. Renseignements pris auprès du Service client, je règle le problème, ou plutôt la facture, directement par carte bancaire après avoir comblé ce honteux découvert de 8 euros.

J’insiste sur le fait qu’il faut impérativement qu’ils me rétablissent la ligne dans les plus brefs délais (comme vous le savez sans doute déjà, chers lecteurs, je suis traductrice, sans Internet je meurs). « Pas de souci la connexion sera rétablie demain »… ou pas.

Le lendemain, rien. Je ne me souviens plus de tous les détails, l’épisode remontant à trois ou quatre ans, mais il m’a fallu quinze jours d’appels répétés plusieurs fois par jour, pour enfin voir un technicien, après moult menaces au service client de m’adresser aux associations de consommateurs puis à un avocat qui se ferait une joie de les poursuivre pour le manque à gagner (quinze jours sans bosser quand même) et après leur avoir répété 350 millions de fois que non, ça ne venait pas de France Télécom, parce que, je ne sais plus bien pourquoi, je n’y connais rien, mais mon chéri est balaise dans ce domaine et ma belle-maman est ingénieur télécom alors il faut pas me la faire.

Et effectivement, après le passage du technicien, la petite chenille Free a recommencé à tourner. Et je n’ai évidemment jamais vu la couleur d’un début de dédommagement pour les quinze jours sans service (moitié prix sur le mois, non ? C’est vrai que Free c’est une petite boite qui n’a pas de pognon) et du coup sans travail.

Alors oui, Free c’est top, tant que tu payes à l’heure…

Ça, c’est pour le côté pas cool. Maintenant il faut quand même rendre à César ce qui lui appartient, Xavier Niel a prouvé que, depuis des années, les opérateurs téléphoniques se gavaient sur notre dos. La proposition de forfait social à 10 euros du gouvernement – qui n’a d’ailleurs jamais été concrétisée – a été complètement ridiculisée avec le forfait bloqué à 2 euros de Monsieur Free. Reste à savoir si Bouygues, SFR et consorts s’aligneront rapidement ou non.

Bonne année à ceux qui y croient encore…

… Et bon courage aux autres. Vous l’aurez compris, je fais partie de ceux qui n’y croient plus. L’avenir de l’humanité est noir comme du charbon et l’idée de fêter le commencement d’une nouvelle ère de connerie me donne la nausée.

Comment peut-on avoir envie de faire la fête quand on fait le bilan de l’année écoulée ? Catastrophes naturelles, catastrophe nucléaire, catastrophes économiques, chômage catastrophique, hommes politiques catastrophiques, nous assistons comme prévu à la chute de la Catastrophe capitaliste et PERSONNE NE RÉAGIT.

Un exemple parmi d’autres, que je me ferai un plaisir de développer dans un prochain article : les banques. Tout le monde autour de moi s’en plaint, personne ne leur fait confiance. Tous ceux qui ont déjà eu des problèmes de découverts non autorisés s’étranglent en voyant les commissions exorbitantes qui leur sont extorquées, pardon, facturées, mais combien d’entre eux ont déjà pris la peine de vérifier si ces commissions étaient en conformité avec la loi ? Combien d’entre eux ont contacté une association de consommateurs ? Combien, tout simplement, ont déjà demandé à leur directeur d’agence s’il arrivait à dormir la nuit ? Personne ou en tout cas très peu. Et quand par hasard on ose dire que, non, les banques n’ont pas tous les droits, on se voit répondre par des haussements d’épaules et des « bah de toute façon elles le prennent le droit ».

Imaginez ce qu’il serait arrivé si on avait dit à l’époque : « les nazis, ça sert à rien de lutter contre eux ils ont tous les droits » (je vois d’ici la levée de boucliers que provoquera l‘utilisation du terme nazi, alors je précise, d’une part, qu’il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit et, d’autre part, comme je l’ai dit dans le premier article, que je me fiche pas mal du politiquement correct), ou encore, « les congés payés ça sert à rien de les demander, on les aura jamais ».

Alors pour la nouvelle année j’ai pris une seule résolution, pas une résolution bidon du style j’arrête de fumer (ce que je compte faire bientôt d’ailleurs, mais c’est une autre histoire et pour le moment ça tient plus de l’idée que de la décision — et d’ailleurs à ce propos, allez voir l’article de Noya sur les résolutions du Nouvel An, il vaut le détour). J’ai pris une résolution toute simple, juste pour être plus proche de mon vrai moi-même et elle consiste à ne plus me laisser marcher sur les pieds par les mastodontes de la société.

Pour la suite des réjouissances, chers lecteurs et pour commencer cette année en beauté, vous aurez donc l’immense honneur de prendre connaissance de mes démêlés avec, en vrac, Bouygues Telecom, EDF, Free, la Mairie de ma ville, l’Urssaf, les Assedic, la BNP, le Crédit Agricole, j’en passe et des meilleurs (enfin non, pas des meilleurs, la palme étant détenue par le Crédit Agricole).

Allez, je m’y plie quand même, parce que même si ça ne sonne pas vrai, c’est toujours agréable un petit mot gentil : bonne année 2012 à tous, qu’elle soit moins pénible que 2011 ou en tous cas pas pour les mêmes !

Être humain : espèce en voie de disparition ?

Le développement durable est dans tous les esprits. L’urgence climatique nous rappelle chaque jour que des milliers d’espèces animales et végétales sont en danger. Nous sommes beaucoup sollicités pour participer à l’effort de sauvegarde de ces espèces.
Chose dont on parle beaucoup moins, le changement climatique pousse un grand nombre des populations les plus pauvres du monde aux limites de la survie.
Quand est-il de la sauvegarde de l’espèce humaine ?

Abraham Maslow est un célèbre psychologue américain. Dans les années 1940, il propose une hiérarchisation des besoins humains permettant d’atteindre la pleine satisfaction. Cette théorie est schématisée dans la « pyramide de Maslow ».

 

Souvent critiquée, elle n’en reste pas moins utile dans notre situation, pour mettre à jour les profondes disparités de préoccupations de l’espèce humaine sur Terre.

Les besoins 1 et 2 sont les plus fondamentaux et sans eux, impossible d’accéder aux besoins 3 à 5.
-          Manger, dormir, boire et respirer entrent dans la catégorie 1
-          Sécurité du corps, de la santé, de l’emploi et de la propriété entrent dans la catégorie 2

Les disparités actuelles sont criantes : plus d’un milliard d’êtres humains crient famine (besoin 1) tandis que d’autres ne savent plus quoi inventer pour « s’accomplir » dans la vie (besoin 5)

Quelques exemples pour mieux comprendre

Quand un habitant de la planète sur six (1,1 milliards de personnes) est privé d’accès à l’eau potable, un occidental n’a qu’à ouvrir son robinet d’eau courante et utiliser 5 litres d’eau pour se laver les dents.

Quand environ 1,2 milliards d’individus survivent avec moins d’un dollar par jour, le patrimoine des 25 personnes les plus riches de la planète dépasse le revenu cumulé de 2,5 milliards de personnes. (Source : PNUD, Programme des Nations Unies pour le Développement)

Partout dans le monde, les évènements météorologiques extrêmes menacent d’accroître l’insécurité alimentaire des populations de manière inquiétante.
Turkana, dans le Nord du Kenya, est l’une des nombreuses régions de la Corne de l’Afrique touchées par une intense sécheresse qui met en danger la vie de plus de 13 millions de personnes.

Au-delà du changement climatique, n’oublions pas la pollution des nappes d’eau potable, le massacre de l’écosystème, la pollution atmosphérique etc.… Tout ceci est lié directement et sans possibilité de controverse à l’action humaine. C’est tout cela qui précipitera notre perte, c’est cela qu’il faut rappeler à nos politiques, nos décideurs et nos proches.
Qu’ils soient climato-sceptiques ou non, les gens doivent savoir que notre mode de consommation nous entraîne inexorablement vers la mort lente et douloureuse de l’espèce humaine. C’est tout de suite qu’il faut réagir !!!

Agir, oui mais comment ?

Il faut agir pour que l’ensemble des droits fondamentaux soient respectés. L’action humaine peut éliminer les injustices, les inégalités et la pauvreté.
Plutôt que de dramatiser chaque enjeu comme s’il n’en existait qu’un, de crier au loup sur l’extinction de notre monde quand des hommes souffrent ici et aujourd’hui, peut-être pourrait-on réfléchir à relier les causes et trouver une approche plus équilibrée ?

Chaque citoyen a un rôle à jouer et peut contribuer à changer les choses :
-          La cause d’une association caritative vous touche particulièrement : soyez bénévole, donnez de votre temps !
-          Vous êtes sensible aux notions d’entraide et de partage mais vous n’avez pas le temps : soutenez financièrement l’association de votre cœur !
-          L’UNESCO s’emploie à repenser l’éducation en termes de durabilité. Si vous y êtes sensible, aidez-la !
-          Remplissez vous-même cette liste…

Aucune solution globale n’est possible à l’échelle individuelle. L’implication locale est souvent la manière la plus concrète et la plus valorisante d’aider l’Humain.
Peut-être qu’en commençant à parler de la sauvegarde de l’espèce humaine au lieu de parler de la sauvegarde de la planète, certains prendront conscience qu’il ne s’agit pas seulement de sauver des forêts mais aussi et surtout de sauver leur descendance.

 La gigantesque crise de l’humanité n’est autre que la crise de l’humanité qui n’arrive pas à accéder à son humanité ” Edgar MORIN, sociologue français

Article rédigé par Armelle Vanhoutte, (http://coachingecologique.wordpress.com/) avec ma modeste contribution.

Devenez auto-entrepreneur en un clic, la grande illusion

La loi de modernisation de l’économie n’a visiblement pas modernisé l’Urssaf.

Le régime de l’auto-entrepreneur c’est génial ! Tout le monde peut le faire, il suffit de remplir un formulaire en ligne.  Les formalités sont réduites au minimum et on ne paye des cotisations que si  l’on fait du chiffre d’affaire.

Ça me parait un peu trop beau cette histoire d’inscription en un clic, mais bon.

J’envoie, début novembre 2009, un premier dossier de création d’auto-entreprise à l’Urssaf.

Un mois plus tard, n’ayant reçu aucune nouvelle, je les contacte par téléphone et l’on m’apprend  que mon dossier a été rejeté car je suis encore gérante majoritaire d’une société.

Ce qui est vrai, la dissolution de mon ancienne boite a été prononcée, mais je suis toujours en cours de liquidation. Mon interlocuteur me précise que, lorsque j’aurai effectué les démarches nécessaires, il me suffira de leur renvoyer un nouveau dossier.

Etonnée de devoir aller chercher l’information moi-même, je prends cependant acte de ce rejet et je procède en urgence à la clôture des opérations de liquidation de ma société.

Après bien des péripéties avec le greffe du Tribunal de Commerce de Nanterre, et mon Eurl étant enfin radiée, j’envoie, début février, un deuxième dossier, accompagné du Kbis de radiation de mon ancienne société et d’une lettre précisant ma situation : la radiation de mon entreprise, dont l’activité principale était la traduction, étant désormais effective, je souhaite m’établir comme Ecrivain – biographe avec le statut d’auto-entrepreneur.

Tout me semble en ordre, je ne suis plus gérante de quoi que ce soit, j’attends, sereine, mon numéro Siren.

Après plus de trois semaines sans nouvelle de l’Urssaf, je tente de les joindre par téléphone.

Je reste en attente cinq bonnes minutes sur leur répondeur, je patiente, jusqu’à ce que celui-ci me raccroche au nez. Je recommence. Idem. Je renouvèle l’opération d’innombrables fois, sans succès.

Après plusieurs jours de tentatives infructueuses, je reçois finalement un mail de leurs services m’apprenant que mon deuxième dossier a été rejeté car je suis toujours gérante de mon Eurl…

Dubitative, je me dis qu’il s’agit sans doute de la réponse officielle – et extrêmement tardive – à mon premier dossier. Je vérifie la date. Non, le mail concerne bien ma deuxième demande d’inscription.

Il est difficile à ce stade de décrire la tempête qui se déchaine dans mon petit cerveau.

Comment peut-on, à la lecture d’un dossier comprenant un Kbis de radiation en bonne et due forme ET une lettre explicative précisant que la société n’existe plus, me répondre que je suis toujours gérante de cette même société ?

Je réussis finalement, après une bonne cinquantaine d’appels, à joindre une personne vivante. Alléluia, joie bonheur et petites fleurs*, je suis tellement heureuse d’avoir quelqu’un au bout du fil que j’oublie illico mon intention de leur passer un savon concernant les dysfonctionnements de leur standard. Le bonhomme me dit qu’il ne comprend pas et qu’il transmettra le message au service concerné.

Deux jours plus tard, une personne de l’Urssaf me rappelle effectivement. Aussi dynamique qu’une tortue rhumatisante, elle marmonne des questions que j’ai du mal à saisir, je crois comprendre qu’elle veut connaître la date d’envoi de mon dossier… Pour le mail, elle ne sait pas, pour le dossier, elle cherche… Elle finit par me faire patienter. Bruits de clavier qui s’active, de feuilles qu’on manipule, soupirs… et la communication est coupée brutalement. N’ayant pas le numéro de la personne qui m’a contactée et peu désireuse de repasser par leur standard, j’attends, assez logiquement qu’elle ait la correction de me rappeler.

Le lendemain soir, attendant toujours, je me résous à retenter l’aventure du standard de l’Urssaf. Après trois appels, trois mises en attente et trois coupures inopinée de mon charmant tête à tête avec leur boite vocale, je tombe sur quelqu’un. Seulement trois tentatives et quinze minutes d’attente cumulées ! ça s’améliore ! Je fais donc part au bonhomme de ma situation,  il m’avoue ne pas comprendre le refus de leurs services et me demande le numéro Siret de mon ancienne société. Je lui donne… et la communication se coupe. De gros nuages noirs recommencent à s’amonceler sous le peu de cheveux que je n’ai pas encore arraché.

Abattue, découragée, excédée,  je rédige un mail courtois mais ulcéré que j’envoie dans la foulée via leur formulaire en ligne. Je ne me fais pas d’illusions, mon message sera certainement perdu avant qu’il ne parvienne à la personne susceptible de me renseigner, et si par hasard il aboutit, je devrai sans doute attendre des semaines avant d’obtenir une réponse.

Je prends donc mon courage dans une main et mon téléphone dans l’autre. Une chose est sûre, je ne pourrai plus jamais entendre la musique d’ambiance du répondeur de l’Urssaf sans éprouver une légère nausée.

Cinq minutes d’attente, coupure. Je rappelle, attente, et je tombe sur une bonne femme aimable comme une porte de prison qui m’apprend que l’on ne peut bénéficier du statut d’auto-entrepreneur qu’un an et un jour après la radiation de sa société !?!

Stupeur, colère, incompréhension, questions sans réponse. Si cela est vrai, pourquoi personne n’a songé à me préciser ce petit détail lors du rejet de mes deux dossiers ?

Je craque, cette fois c’est moi qui leur raccroche au nez.

Je me suis pourtant renseignée autant que faire se peut sur le régime d’auto-entrepreneur, sur les conditions d’accès, auprès de l’Urssaf, du CFE, de l’APCE, du Pôle emploi, sur autoentrepreneur.fr. J’ai lu de façon exhaustive le guide de l’auto-entrepreneur. Je n’ai jamais vu cette information.

Je vérifie sur le site de tous les organismes susmentionnés. Rien. J’appelle l’Apce, je leur explique mon cas, ils me confirment que je ne  peux bénéficier du statut d’auto-entrepreneur.

Je demande pourquoi je n’ai  pu voir nulle part cette information, ils me rétorquent que c’est indiqué « partout sur tous les sites ». J’insiste, précisant que j’ai passé leur site et celui de l’Urssaf au crible sans rien trouver. Je joue ensuite l’innocente et leur demande de me communiquer l’adresse d’une page Internet où je pourrai constater la véracité de ces dires. « ah ben moi je sais pas, j’y vais pas sur ces sites, j’ai pas le temps »… Sans commentaires…

Après un court moment d’abattement, durant lequel je vois mon projet sombrer sans possibilité de recours, je repars au front et navigue un moment entre forums dédiés et sites officiels avant de trouver un commencement d’explication : en cas de REPRISE d’activité, il existe effectivement un délai à respecter entre la clôture de la société et l’affiliation au régime de l’auto-entreprise. Soit. Sauf que dans mon cas, il ne s’agit pas d’une reprise d’activité, puisque le métier que je compte exercer en tant qu’auto-entrepreneuse diffère de l’activité de mon ancienne société.

Un peu rassurée sur mon sort, je reste cependant très inquiète sur le niveau de compétence des personnes qui m’ont « aimablement » renseignée sur ce point, à l’Urssaf comme à l’Apce. Devant mon incompréhension et mon insistance, peut-être auraient-elles pu songer à me signifier l’existence de ces deux cas de figure. Sans même connaître mon dossier elles se sont bornées à me donner une information incomplète et erronée dans mon cas, omettant purement et simplement de s’enquérir d’un détail crucial.

Quant à la personne chargée de mon dossier d’auto-entrepreneur, je ne sais qu’en penser. Soit elle n’a pas lu mon dossier avant de le rejeter, soit elle croit que traducteur et écrivain – biographe sont le même métier. Dans les deux cas son manque de professionnalisme n’a d’égal que mon indignation. (J’exerce aujourd’hui les deux métiers mais là n’est pas la question).

J’appelle une énième fois l’Urssaf. Attente, coupure, attente, coupure… Je tombe finalement sur la perle rare du standard, une femme aimable et souriante (oui, le sourire se voit au téléphone !) m’écoute attentivement, me pose des questions pertinentes, se renseigne réellement sur mon dossier, avant de joindre un responsable pour obtenir plus d’informations sur ce refus. Elle me fait patienter un temps raisonnable, durant lequel je tremble que la boite vocale ne me raccroche au nez, et reprend la communication.

Il s’agit bien d’une erreur, le dossier n’aurait pas dû être rejeté, ce n’est pas la première fois que ça arrive, ils ne comprennent pas ce qui se passe, etc. Elle m’assure alors qu’un responsable de compte me contactera le lundi suivant afin de faire le nécessaire.

Nous sommes mardi, j’attends toujours, le standard continue de me raccrocher au nez, très précisément et systématiquement, au bout de 4 minutes et 45 secondes…

Quatre jours plus tard, j’attends toujours l’appel du responsable de compte.

Au total, entre les attentes répétées sur leur boite vocale, les communications en pure perte, les recherches que j’ai dû effectuer sur les différents sites, officiels ou non, pour trouver des réponses à mes questions, j’ai perdu près de 15 heures…

Je me prépare à reprendre le standard de l’Urssaf d’assaut. Quoi qu’il arrive, je joindrai un responsable aujourd’hui. Je vérifie mes e-mails à tout hasard : un message de l’Urssaf vient d’arriver. J’ouvre :

« Madame, nous avons procédé à votre affiliation d’auto-entrepreneur et vous allez recevoir dans les prochains jours votre numéro SIRET attribué par l’INSEE ainsi que la notification de votre numéro de compte XXXXXXX »

Victoire ! Enfin, une vraie bonne nouvelle !

Je renvoie immédiatement un message de remerciements à la personne qui a eu l’intelligence de traiter mon dossier en urgence pour compenser le temps perdu. Et je garde précieusement le nom de ce monsieur en mémoire, on ne sait jamais…

Je n’ai plus qu’à attendre le courrier de l’INSEE. Facteur, s’il te plait, prends bien soin de mon sésame !

Je vérifie tous les jours ma boite aux lettres, impatiente de pouvoir enfin prendre connaissance de mon numéro SIRET.
Une semaine après avoir reçu le mail annonciateur de la fin de mes déboires, arrive un recommandé. Je l’ouvre, il s’agit sans doute du courrier tant attendu.

Que nenni ! C’est l’Urssaf… qui me réclame un peu plus de 4000 euros de cotisations pour mon ancienne Eurl, décomptés comme suit :
1er trimestre 2009 = 50 € + majoration = 2 €
4ème trimestre 2009 = 3867 € + majoration = 208 €

Les deuxième et troisième trimestres ont apparemment disparus dans les méandres compliqués de ce grand racket organisé. Comment peut-on me demander 3867 euros de cotisations sur un seul et même trimestre, alors que ma société n’a jamais fait de bénéfice ?

Palpitations, angoisse, sueurs froides. Je me rue sur mon téléphone et compose, encore, le numéro de l’Urssaf. Attente, musique, nausée. Jour faste, je n’ai besoin d’appeler que deux fois avant que quelqu’un ne décroche.
J’explique la situation, on me répond que cela correspond à la régularisation de l’année 2007 et que j’ai sans doute fait un gros bénéfice à cette époque-là. J’insiste (il faut souvent insister avec l’Urssaf) : non, non, je n’ai pas fait de bénéfice du tout en 2007, de plus le papier de mise en recouvrement précise qu’il s’agit des cotisations provisionnelles. A ma connaissance, les cotisations provisionnelles 2009 sont calculées sur la base des revenus déclarés en 2007. La fille au bout du fil ne sait pas quoi me dire (le contraire m’eut étonnée), elle transmettra le message à mon « gestionnaire de compte » qui me recontactera sous 48h. Nous sommes mercredi 24 mars, voici un mois que j’ai envoyé mon dossier d’auto-entrepreneur, je n’ai toujours pas de numéro SIRET et en l’état des choses je suis censée devoir 4127 € à l’Urssaf.

Je rappelle l’Urssaf concernant mon inscription comme auto-entrepreneur et leur demande pourquoi je n’ai toujours pas reçu le courrier tant attendu.
Effectivement, mon compte a été créé mais n’a pas été activé, ils ne savent pas pourquoi, ils me rappelleront sous 48h. Bon.

Quatre jours plus tard personne ne m’a rappelée, que ce soit pour mes cotisations Eurl ou pour mon dossier d’auto-entrepreneur…
J’hésite à me rendre sur place lundi à la première heure pour leur lâcher mon chien.

Finalement, je me dis que mon chien n’a rien fait pour mériter ça et le lundi en question, je commence par éplucher mon courrier.
Miracle ! Une lettre de l’Insee m’indique le numéro SIRET tant attendu ! Le seul avantage de cette dure bataille administrative pour l’obtention d’un simple numéro c’est que, au lieu de prendre simplement note du fait que je suis enfin immatriculée, j’exulte carrément. En me voyant danser devant ma boite aux lettres, mes voisins ont dû croire que j’avais gagné à la loterie… Ils ne sont pas loin du compte.
Un bémol quand même, mon code APE n’est pas le bon, il ne faut pas trop en demander non plus, après tout ce n’est qu’un code APE, rien de bien déterminant. Quoique. J’y regarde de plus près : le code indiqué par l’Insee est le même que pour mon ancienne activité. Froncement de sourcils, est-ce à dire que mon activité a été réactivée, avec, à la clé, un statut au régime réel ? J’appelle l’Insee : le numéro n’est pas surtaxé, la musique du répondeur est plus sympa et le temps d’attente est tout à fait raisonnable. Une jeune femme me répond avec amabilité que l’erreur dans le code APE ne modifie en rien mon statut d’auto-entrepreneur et mon adhésion au régime micro, elle procède quand même illico au changement de code et m’annonce que je recevrai un nouveau courrier dans quelques jours.

Me sentant en veine téléphonique, je rappelle l’Urssaf concernant mes 4000 euros de cotisations. Je tombe sur un jeune homme tout à fait compétent – quand je disais que j’étais en veine – qui m’explique qu’ils n’ont pas reçu ma déclaration de revenus 2008 et qu’il me suffit de la renvoyer avec une demande d’annulation de la mise en demeure de payer. Étant donné que j’ai l’accusé de réception de cet envoi, j’imagine que, dans le monde merveilleux de la terminologie urssafienne « pas reçu » signifie égaré. Je remercie vivement mon interlocuteur qui, non seulement m’a renseignée efficacement mais qui, en plus, a eu la politesse de patienter dix bonnes minutes pendant que je m’occupais de mon fils, victime d’une gastroentérite des plus virulentes.

Finalement l’Urssaf, c’est comme au loto, plus on essaye, plus on a de chances de tirer le bon numéro.

 

J’ai un blog… et maintenant ?

Voilà, j’ai un blog. Je suis une bloggeuse comme on dit et il va falloir que j’alimente la bête avec tout un tas d’article. Ce qui en soit ne constitue pas un réel problème, des idées d’articles plein d’inanités divertissantes (ou pas) j’en ai pléthores. Mais il va falloir organiser tout ça un tantinet, parce que, au bout d’un moment, si je ne m’astreins pas à l’exercice de catégorisation de mes articles, aussi inutiles et non journalistiques soient-ils, je vais m’y perdre et vous aussi.

Donc la question aujourd’hui était de savoir sur quels sujets j’allais m’étaler dans les prochaines semaines, voire les prochains mois et surtout comment j’allais les intituler.

Pour les sujets abordés, rien de bien compliqué. Pour ceux qui ne suivent pas (j’ai les noms, il y aura des conséquences terribles) ce blog est un fourre-tout, un journal intime pas si intime que ça (on est quand même sur Internet) dans lequel je me suis généreusement autorisée à déblatérer sur tout ce qui passe à portée de mon cerveau fertile. Comme je suis grosso modo comme tout le monde, pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heures. Navrée pour ceux qui s’attendaient à une suite de chapitres aussi originaux que burlesques, ma vie est comme la vôtre : métro boulot dodo. Sauf que je ne prends pas le métro étant donné que je bosse chez moi et qu’il faut ajouter à ça un gars (le bien nommé Gronain), un rejeton (le tout aussi bien nommé Mininain), un chien, un chat et des poissons.

C’est au moment de trouver des titres pour les différentes catégories que le bas blesse. J’ai toujours eu les pires difficultés à trouver des titres. C’est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas créé ce blog plus tôt, la petite case “titre de l’article” me paralyse.

Il me faut donc des titres, plusieurs et si possible illustrant les thèmes variés de mes divagations. Après deux cafés, deux cigarettes (le tabac est mauvais pour la santé, faites-vous aider, etc.) et encore deux cafés, l’idée était là, saugrenue, pâlichonne, à peine une idée en fait, plutôt un ras-le bol. Je suis bavarde, ce sera mon titre, décliné dans tous les domaines.

Tout ça pour ça me direz-vous ? Hé oui, ce sont parfois les plus petites idées qui vous demandent l’accouchement le plus difficile et j’aime faire partager ma souffrance, d’où cet article presque aussi brodé qu’une copie d’examen sur la Seconde Guerre mondiale.

Voici donc les catégories dans lesquelles vous aurez le bonheur et la joie (Hosanna, Alléluia, Etcetera) de trouver mes prochains articles :

Lily est une traductrice bavarde (ceci expliquant peut-être cela, mon seul compagnon de travail étant mon ordinateur)

Lily est une maman bavarde (et bordélique)

Lily est une nana bavarde (et bientôt au régime. Oui, je sais, vous me voyez venir avec mes gros sabots…)

Lily est une indignée bavarde (et j’ai tout un tas de sujets sur lesquels bramer)

Ah oui, au fait, Lily c’est moi.

1er article

Je passe mon temps à écrire. J’écris des chansons, des poèmes, des histoires, j’écris des courriers, des lettres, des petits mots, j’écris dans ma vie perso, dans mon boulot, dans mes loisirs. Je choisis mes mots soigneusement, pour leur signification et leur prononciation, pour qu’ils soient tous porteurs de sens et esthétiques.

Et bien ce n’est pas du tout ce que je compte faire ici. Alors oui, je vous vois venir, pourquoi ouvrir un blog si elle ne veut pas écrire ?

Evidemment que je vais écrire, publier une page vide me semble une perte de temps on ne peut plus absurde. Mais pour une fois dans mon existence je vais me permettre d’écrire comme je parle (bon allez peut-être un tout petit peu mieux que je ne parle, on ne se refait pas hein) sans que ça rime, sans rythme particulier, sans m’être assurée que c’est bien ce mot là et pas un autre qui exprimera au mieux du mieux la petite pensée qui me titille le cerveau et surtout, surtout, sans que cela ait une quelconque importance. Je vais écrire pour moi et je me fiche pas mal de ce que j’en pense (alors ce que vous en pensez, vous imaginez bien que je m’en tamponne comme de mon premier coquetier). Je me fiche que ce ne soit pas beau, pas intéressant, pas intelligent, pas drôle, pas recherché. Je me fiche que ce soit superficiel, d’un goût douteux, politiquement correct ou affreusement grossier. Je me fiche de ne pas être originale, d’enfoncer des portes ouvertes ou de vous gonfler avec mon énième régime ou ma lutte perdue d’avance contre les banques et le système d’arnaque mondial.

Ceci est un fourre-tout libérateur et ça fonctionne plutôt pas mal. Après avoir brassé du vent et l’avoir rapporté en petits caractères d’une police que je n’ai même pas mis deux plombes à choisir, sur une page pré-formatée dont je n’ai même pas changé les couleurs, je me sens déjà mieux.

Et vous savez quoi, je ne relis même pas avant de publier ! Et toc ! (Enfin juste un petit coup pour pas laisser de fôtte qui pique les yeux…)

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