Être humain : espèce en voie de disparition ?

Le développement durable est dans tous les esprits. L’urgence climatique nous rappelle chaque jour que des milliers d’espèces animales et végétales sont en danger. Nous sommes beaucoup sollicités pour participer à l’effort de sauvegarde de ces espèces.
Chose dont on parle beaucoup moins, le changement climatique pousse un grand nombre des populations les plus pauvres du monde aux limites de la survie.
Quand est-il de la sauvegarde de l’espèce humaine ?

Abraham Maslow est un célèbre psychologue américain. Dans les années 1940, il propose une hiérarchisation des besoins humains permettant d’atteindre la pleine satisfaction. Cette théorie est schématisée dans la « pyramide de Maslow ».

 

Souvent critiquée, elle n’en reste pas moins utile dans notre situation, pour mettre à jour les profondes disparités de préoccupations de l’espèce humaine sur Terre.

Les besoins 1 et 2 sont les plus fondamentaux et sans eux, impossible d’accéder aux besoins 3 à 5.
–          Manger, dormir, boire et respirer entrent dans la catégorie 1
–          Sécurité du corps, de la santé, de l’emploi et de la propriété entrent dans la catégorie 2

Les disparités actuelles sont criantes : plus d’un milliard d’êtres humains crient famine (besoin 1) tandis que d’autres ne savent plus quoi inventer pour « s’accomplir » dans la vie (besoin 5)

Quelques exemples pour mieux comprendre

Quand un habitant de la planète sur six (1,1 milliards de personnes) est privé d’accès à l’eau potable, un occidental n’a qu’à ouvrir son robinet d’eau courante et utiliser 5 litres d’eau pour se laver les dents.

Quand environ 1,2 milliards d’individus survivent avec moins d’un dollar par jour, le patrimoine des 25 personnes les plus riches de la planète dépasse le revenu cumulé de 2,5 milliards de personnes. (Source : PNUD, Programme des Nations Unies pour le Développement)

Partout dans le monde, les évènements météorologiques extrêmes menacent d’accroître l’insécurité alimentaire des populations de manière inquiétante.
Turkana, dans le Nord du Kenya, est l’une des nombreuses régions de la Corne de l’Afrique touchées par une intense sécheresse qui met en danger la vie de plus de 13 millions de personnes.

Au-delà du changement climatique, n’oublions pas la pollution des nappes d’eau potable, le massacre de l’écosystème, la pollution atmosphérique etc.… Tout ceci est lié directement et sans possibilité de controverse à l’action humaine. C’est tout cela qui précipitera notre perte, c’est cela qu’il faut rappeler à nos politiques, nos décideurs et nos proches.
Qu’ils soient climato-sceptiques ou non, les gens doivent savoir que notre mode de consommation nous entraîne inexorablement vers la mort lente et douloureuse de l’espèce humaine. C’est tout de suite qu’il faut réagir !!!

Agir, oui mais comment ?

Il faut agir pour que l’ensemble des droits fondamentaux soient respectés. L’action humaine peut éliminer les injustices, les inégalités et la pauvreté.
Plutôt que de dramatiser chaque enjeu comme s’il n’en existait qu’un, de crier au loup sur l’extinction de notre monde quand des hommes souffrent ici et aujourd’hui, peut-être pourrait-on réfléchir à relier les causes et trouver une approche plus équilibrée ?

Chaque citoyen a un rôle à jouer et peut contribuer à changer les choses :
–          La cause d’une association caritative vous touche particulièrement : soyez bénévole, donnez de votre temps !
–          Vous êtes sensible aux notions d’entraide et de partage mais vous n’avez pas le temps : soutenez financièrement l’association de votre cœur !
–          L’UNESCO s’emploie à repenser l’éducation en termes de durabilité. Si vous y êtes sensible, aidez-la !
–          Remplissez vous-même cette liste…

Aucune solution globale n’est possible à l’échelle individuelle. L’implication locale est souvent la manière la plus concrète et la plus valorisante d’aider l’Humain.
Peut-être qu’en commençant à parler de la sauvegarde de l’espèce humaine au lieu de parler de la sauvegarde de la planète, certains prendront conscience qu’il ne s’agit pas seulement de sauver des forêts mais aussi et surtout de sauver leur descendance.

 La gigantesque crise de l’humanité n’est autre que la crise de l’humanité qui n’arrive pas à accéder à son humanité ” Edgar MORIN, sociologue français

Article rédigé par Armelle Vanhoutte, (http://coachingecologique.wordpress.com/) avec ma modeste contribution.

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