30 ans et (presque) toutes mes dents

(Oui parce que mon dentiste m’en a retiré quelques-unes, pour ceux que ça intriguerait.)

Ça y est, j’ai trente ans. Et comme dit ma copine Alice, il parait que ça se fête…

30 ans sinon rien !

Alors après avoir effectivement dignement arrosé, pardon, célébré, mes trente bougies, avec rétrospective photo et chanson en chœur de (presque) toute la family réunie (oui parce que j’ai une grande famille et que les réunir tous, bah c’est pas du gâteau) j’ai donc fait un petit bilan, histoire de voir si vraiment, ça valait le coup de fêter ses 30 ans.

Et je suis arrivée à la conclusion que oui.

Oui parce que, à 30 ans, tu n’attends plus le prince charmant. Maquée ou pas, tu sais que le prince charmant est un mythe. Et forte de ce savoir, tu te sens supérieure (à celles qui croient toujours au prince charmant), un peu comme les gamins tout fiers d’être dans la confidence de la supercherie du Père Noël alors que les petits, eux, ne savent pas.

A 30 ans il y a de grandes chances que tu aies quitté le nid douillet de tes parents pour ton propre nid, peut-être moins douillet, mais c’est ton nid à toi (les intimes qui connaissent mon nom de famille apprécieront le jeu de mot, haha). Si tu ne l’as pas fait, tu t’appelles Tanguy ou tu es payé au SMIC et cherches un logement sur Paris depuis 10 ans sans succès.

A 30 ans tu ne te prends plus la tête avec tes vieux, c’est même plutôt toi qui leur prends la tête en les appelant tous les jours pour leur raconter ta vie, parce que finalement tu t’es rendu(e) compte que leurs conseils sont pas si cons globalement.

A 30 ans, tu commences à penser sérieusement à faire un premier bambin… ou un deuxième, ou un troisième… Tu reluques tous les bébés dans la rue et tu te dis qu’en fait dormir par tranches d’une heure et demie c’est pas si terrible.

Mais surtout, surtout,

A 30 ans, tu sais que le bonheur n’est pas nécessairement dans l’accomplissement de Grandes choses, mais dans une succession de petites choses.

Et tu commences, enfin, à comprendre vraiment cette fameuse « Prière de la sérénité » :

« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d’en discerner la différence. »

Alors même si Dieu et moi on est fâchés depuis un bon moment, à 30 ans j’ai envie d’y croire.

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