Mon fils est grand, je suis toute petite

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Ça y est, mon fils est un grand. Ça me pendait au nez et je pensais y être préparée. L’anniversaire des 6 ans, le passage en CP l’année prochaine, l’envie d’apprendre à lire, les questions sur le monde sans cesse plus compliquées auxquelles j’ai parfois du mal à répondre, tous ces signes qui font qu’on sait que son tout petit n’est plus si petit.

Et puis lundi, mon fils est parti en classe de mer. Et là, j’ai pris une grande claque. Dès l’arrivée à l’école le matin du départ, il m’a bluffée. J’ai regardé fièrement mon désormais grand garçon rejoindre en courant son copain, pressé de le retrouver, et moi qui courait derrière avec la valise.

Il avait bien eu un moment de blues la semaine d’avant « je veux pas y aller maman, je reste avec toi ». J’avais pris le temps de lui expliquer que c’était normal d’être un peu inquiet quand on fait de nouvelles choses, mais qu’il allait tellement s’amuser avec ses copains, sans sa maman sur son dos. Mais il faut bien l’avouer, ça me faisait plaisir que mon Grand soit encore petit, qu’il ait envie de rester avec sa maman.

Et puis la veille du départ il m’avait dit très sérieusement, « tu sais maman, j’aurais bien aimé que tu viennes avec moi mais je ne suis pas triste » – « Moi aussi mon Loulou j’aurais aimé venir avec toi ! » Bon, c’était pas tout à fait la vérité parce que j’avoue que gérer autant d’enfants en même temps, ça relève du défi insurmontable pour moi. J’en profite pour exprimer au passage mon entière admiration pour les parents qui sont partis avec notre bande de zozos.

Il a donc sauté de la voiture en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et a rejoint son copain en courant, ne s’arrêtant que pour me prendre la valise des mains, parce que quand même c’était SA valise.

Il est arrivé tout sourire dans la classe, m’a demandé 100 bisous et m’a dit que ça suffisait au bout d’une douzaine. « C’est bon maman tu peux partir. »

Je suis sortie de la classe à reculons, en faisant moult coucous et « au revoir mon cœur amuse toi bien », pas un regard vers sa petite maman, il était déjà en grande conversation avec son copain.

Je suis allée mettre la valise dans le car et j’ai attendu un peu avec les autres parents. Tous fiers et un peu inquiets de voir nos tout petits devenir grands.

Puis nous sommes rentrés chez nous, on nous avait expressément demandé de quitter les lieux avant que les enfants montent dans le car pour éviter les larmes. Je n’avais pas pensé que ce seraient mes larmes à moi qui couleraient, toute émotionnée que j’étais de voir mon petit partir comme un grand, loin de sa petite maman. Pourtant j’ai l’habitude de le quitter et de le retrouver. Comme de nombreuses mères qui travaillent, je le confie régulièrement à ses grands-parents, et puis il y a le tour du papa, autant de moment où je laisse mon fils plusieurs jours avec plus ou moins d’inquiétude.

Mais là c’était différent. Il partait sans sa famille pour la première fois, avec ses potes, sa petite valise et le nounou bien au chaud au fond du sac à dos.

J’ai réintégré mes pénates et j’ai mis le nez dans ses draps, comme ça, pour me faire un shoot de Loulou. Et je me suis sentie toute petite, avec les yeux qui piquaient et cette envie de dire « j’veux voir mon fiiiiils » comme on réclame sa maman.

Il va rentrer vendredi, plein de ses découvertes et de ses expériences et peut-être que, si je suis sage, il me racontera tout ce qu’il a fait sans sa petite maman, comme un grand.

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